Tchat

La campagne PAS DE QUARTIER POUR LES INEGALITES portée par l’AFEV milite depuis janvier 2007 pour que s’ouvre un grand débat sur les politiques publiques d’éducation. 150 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans qualification, soit 20% d’une génération. 40% des jeunes issus des quartiers populaires sont sans emploi. Il faut que cela cesse .

Pour mieux comprendre, réfléchir, proposer, nous avons développé la possibilité de dialoguer avec des personnes référentes et en mesure d'apporter quelques éclairages sur ce grand chantier. Après Christianne Demontes (Sénatrice), Jean Louis Gagnaire (député), Jacques Donzelot et François Dubet (sociologues), Philippe Meirieu (Professeur des universités), Faride Hamana (président de la FCPE), Maurice Charrier (20 février à 16h), Maire de Vaulx en Velin, vous pourrez dialoguer avec François Turcas (5 mars 10h), Président de la CGPME Rhône Alpes et élu régional UMP qui ne manquera pas de réagir sur les questions d'orientation et d'engagement des entreprises dans la lutte contre les inégalités.

Vous pouvez d'ors et déjà interroger nos invités, dont vous trouverez à la suite une brève présentation ainsi que leurs travaux en cours.

Posez dès maintenant votre question à François Turcas

turcas.jpg TCHAT mercredi 19 mars à 15H

Quelle place pour les entreprises dans la lutte contre les inégalités?

pseudo: caro

question: Les entreprises qui sont le moteur de notre économie ont elles intérêt à s'engager dans la lutte contre les discrimination?

 

Oui bien sûr. Nous nous sommes pour un humanisme de proximité en ce qui concerne les PME PMI et TPE, il n'y a absolument aucune discrimination et la valeur du diplôme ou de la femme sont la seule discrimination.  

pseudo: regaton02
question: Selon vous, l'école doit elle former des citoyens ou bien des travailleurs?

Les deux. Pour être un bon travailleur il faut avant tout être un citoyen. Celui qui aime le travail bien fait et qui accepte une certaine discipline et une certaine hiérarchie. Pour celà il faut être citoyen. Il faut être citoyen pour être travailleur. Il est évident que pour ceux qui poursuivent des études supérieures il n'y a pas de problème, mais nous sommes des chauds partisans du contrat de qualification, du travail pragmatique. Aujourd'hui il est permis de se former tout au long de la vie et d'arriver à des postes supérieurs en démarrant du bas.

pseudo: françoise Morel
question: Pensez vous que notre système d'orientation dysfonctionne et les formations ne mènent pas forcemment vers l'emploi? Pourquoi pérénise t'on les filières poubelles lieu de les fermer?

Je suis tout à fait d'accord; nous sommes tous les jours en train de changer les choses. Elles se font lentement mais sûrement. On a revalorisé le travail manuel, on oriente désormais les jeunes vers des sections à débouchés, et non plus des parkings. On a fait des études de prospectives de GPEC sur les territoires et les bassins d'emploi pour déterminer avec les PME, TPE et PMI leurs besoins à 5, 10 et 15 ans. Ce sont des programmes qui ont été initiés en partenariat avec Bruxelle, la région RA, L'AGFOS PME, et la CGPME. On influe ensuite sur l'enseignement privé, les CFA et maintenant l'enseignement public avec qui nous travaillons de mieux en mieux.

pseudo: baptiste
question: Que dites vous à un jeune de seize ans qui a quitté l'école, sans aucun diplôme, évoluant dans un milieu social défavorist qui vous dit "je veux bosser!"! lui répondez vous "du boulot pour celui qui en veut il y en a !"

Oui. Il faut oser et croire. J'ai récemment l'exemple d'un jeune sorti sans diplôme qui a monté son entreprise de dératisation après une courte formation àVénissieux. C'est à la volonté qu'il a réussi et que le réseau CGMPE a pu l'aider à développer son activité (le l'ai présenté à 500 chefs d'entreprise). Il faut oser et croire.

pseudo: Chloé
question: L'heure l'industrialisation a sonné et nous sommes entrés dans l'ère de la société de la connaissance. Les entreprises doivent elles investir plutôt dans l'école afin de former ses employés de demain?

Bien sûr que l'entreprise doit être beaucoup plus impliquée dans l'universitaire et profiter de la mondialisation pour créer de l'innovation car s innovation, il y a régréssion et les étudiants pour l'entreprise, sont la richesse de demain.

pseudo: bertrand
question: L'engagement solidaire d'un étudiant qui s'investit dans une action tout au long de ses études sera t'il considéré comme une compnce ou un atout supplémentaire à son arrivée sur le marché du travail?

Tout à fait. C'est une preuve d'ouverture aux autres, un capacité de dialogue, une connaissance de l'humain et de son caractère qui ne peut que servir l'entreprise qui l'emploie en lui permettant grâce à son engagement auprès des autres à des postes de responsabilité.

pseudo: gurdu
question: la discrimination positive peut elle être considérée comme un "argument commercial" pâr l'entreprise qui la pratique. Etes vous pour ou contre?

Je suis contre la discrimination positive qui est très subjective. A égalité de diplôme, ou de qualité, il n'y a pas de raison de ne pas faire confiance aux personnes concernées.

pseudo: FT
question: Notre vie professionnelle s'alonge, comment vous positionnez vous par rapport à la validation des acquis. Faut il le développer et l'ouvrir?

C'est un bien que les expériences acquises soient reconnues et que les gens qui le veulent puissent poursuivre leur activité. Nous sommes en Europe un des seuls pays ou ne ne servons pas de la mémoire vivante des anciens pour passer en douceur le témoin aux jeunes. Je suis partisan au combien à toutes actions permettant à ces jeunes retraités de rester dans le milieu actif.

pseudo: philippe
question: Comment s'extraire du contexte social dans lequel est né s'il plombe même notre parcours scolaire?

C'est dans la tête. Il faut se forger un mental de gagneur. Il faut ouvrir ses horizons et sortir des sentiers battus. Il faut aller chercher ailleurs la force et l'énergie qui a disparue la ou elle se trouve. Elle peut être inspirée par la lecture, l'information, l'exemple, et il faut croire en son étoile. "L"avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leur rêve, et les rêves peuvent devenir réalité" 

pseudo: fric
question: Comment l'entreprise peut elle participer à la sécurisation des parcours?

Par un parrainage que nous pratiquons à la CGMPE et qui est tout au long du parcours étudiant. Il reste en contact, amène par des stages à apprécier la personne et en fin de compte à la récupérer au bout de son cursus. C'est ce que nous faisons dans l'IUP que nous parrainons à Lyon. Une vie se construit tous les jours, il n'y a pas de précarité dans la vie. On est né et on va mourrir. Chacun doit savoir ce qu'il va faire dans ce parcours. Qu'est ce qu'on veut laisser derrière nous? Quelles ambitions pour sa vie? Qu'est ce que tu peux apporter aux autres? Parisot dit que la vie est précaire, mais tu dois être heureux d'être généreux chaque jour!

pseudo: tzr
question: Quel est selon vous, à part le foot, le vecteur de promotion de la lutte contre les discriminations?

Il n'y a pas que le foot, mais l'ensemble des sports. Il y a la littérature, les arts, la chanson. Il existe des réussites industrielles aussi phénoménales. Reebook a réussi à jouer sur l'image des gens issu de l'immigration. Je crois qu'il faudrait bien regarder qu'une majorité de gens  défavorisés sont partis de rien et sont arrivés hauts. Ne parlons pas des chercheurs, etc... Il ne faut se laisser enfermer dans un ghetto.

Chevalier de la Légion d'Honneur

Diplômes : Etudes secondaires à l'école militaire des Dominicains de Sorèze dans le Tarn, Centre d’Etudes Supérieures Industrielles (CESI) de Lyon

Fonctions et mandats : Président de la CGPME du Rhône et de la CGPME Rhône Alpes, Administrateur de MAPEX et EXINVEST, co-gérant de T & T Associés, Directeur Associé de LABARONNE CITAF, Conseiller Régional, Conseiller municipal de la ville de LYON et de la Mairie du 6ème Arrondissement, Conseiller communautaire du Grand Lyon.

Parcours professionnel : Abandonne les études en 1966, commercial en 1968 puis Directeur Commercial d'une société de location de voitures MAGGIORE, rejoint l'entreprise SODAP rachetée par son père en 1970, spécialisée dans le négoce de produits chimiques pour le bâtiment, qu'il développe à l'international jusqu'à sa vente en 1987 au groupe Lafarge, devient Directeur Général de SYMCO de 1987 à 1990, une filiale du groupe Laporte, numéro 2 anglais de la chimie, puis entre en 1990 dans le groupe AMORIM, numéro 1 mondial du liège, qui lui confie la direction de sa filiale française Proli, crée une délégation de la CGPME à Lyon au début des années 1990 dont il devient le président et qui regroupe aujourd'hui plus de 3000 adhérents, élu en 1998 au Conseil régional sur les listes de Charles Millon et réélu en 2004 sur la liste UMP de Hervé Gaymard.

Distinctions : Conseiller du Commerce Extérieur de la France depuis 1987, Administrateur de l'ERAI, Membre du Comité Pédagogique de l'IDRAC, président du Comité Pédagogique de l'IUP à l'Université Lyon 1, Chevalier de la Légion d'Honneur

Adresse : CGPME, 55 rue Sergent Michel Berthet 69009 LYON

Téléphone : 04 72 53 74 74 Email : francois.turcas@cgpme69.org

 

LA CGPME

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