Pourquoi lancer une campagne ? En novembre 2005 nous avons tous été marqués par la violence qui s’est emparée de certains quartiers en France. Le désarroi pourtant déjà connu de la jeunesse des quartiers s’est retrouvé sur le devant de la scène largement relayé par les médias français et étrangers. La jeunesse des quartiers va mal et c’est évident ! Cette révolte qui aura peut être eu l’effet d’une prise de conscience pour certains, nous met face à l’urgence d’agir. Après le choc des événements, l’heure est à la recherche de projets et de solutions pour lutter contre les inégalités qui sont la source de l’exclusion et de grandes souffrances. L’AFEV n’a de cesse depuis quinze ans de démontrer que l’engagement solidaire d’étudiants dans des missions d’accompagnement d’enfants ou de jeunes en difficulté produit des effets positifs. Les étudiants bénévoles mènent principalement des actions d’accompagnement éducatif, de prévention santé et d’insertion. Grâce à ce dispositif, nous sommes convaincus que la solidarité qui créé du lien entre les jeunesses contribue à faire reculer les inégalités. Si l’AFEV à elle seule ne saura résoudre les problèmes des quartiers elle a décidé de transformer son expérience de terrain en une parole politique, de se lancer à la conquête de l’espace public afin que le sujet de l’éducation dans les quartiers populaires devienne une véritable préoccupation prioritaire. Ainsi nous avons décidé de lancer une opération d’interpellation des parlementaires qui détiennent le règlement politique des situations dramatiques. Aujourd’hui 20% d’une classe d’âge quitte chaque année le système scolaire sans qualification. Ceci représente 150 000 personnes et la plupart sont concentrées dans les quartiers populaires. Cette situation n’est plus supportable. Que faire pour ceux qui vont échouer ? Que faire pour ceux qui ont échoué ? Comme lors de récents drames sanitaires ou juridiques, nous réclamons le début du traitement de la question par la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes des dysfonctionnements dans les parcours éducatifs. Nous appelons ainsi chacun à se saisir de l’appel qui suit, à le signer et à le diffuser à travers tous ses réseaux. Rejoignez nous et interpellez le député de votre circonscription, afin que le sujet de l’exclusion d’une partie de la jeunesse rentre au cœur des préoccupations des élus et inspire de nouveaux projets de transformation de la société. |